Entre grele, averse et moustiques (ou liste des emmerdements maximum)
  

Entre grele, averse et moustiques (ou liste des emmerdements maximum)

City of Zagreb, Croatie le 25/05/2009

 

Je manque trop de temps pour continuer a vous decrire mes journees tout en details, bien que j'en meurs d'envie. Trop de retard c'est accumule, et je n'arriverais pas a le rattraper. Je vais donc vous faire un condensse de ces quatre derniers jours en un seul article. Ce sera sans doute moins bien que les precedents.

 

Reveil a 10H et nous filons prendre une nuit au premier hostel, visiter la veille.Nous nous faisons enregistrer et on file, direction l'eglise orthodoxe. J'arrive au milieu d'un regroupement d'environs 200 serbes, tous venus ecouter la lithurgie, et surtout, attendant patiement le banquet. Je rencontre enfin mon peuple. L'eglise est magnifique. L'integralite des mur interieurs est recouvert de peintures representant les saints et iconnes religieuses. La messe est entrecoupee de chants religieux, et il faut a chaque fois prier. Je prie egalement des que je vois les autres le faire (c'est un timing a acquerir pour que ce soit un minimum credible). Les gens font la queue pour embrasser tout un tas d'icones mise sous verre, et quand on rentre dans l'eglise, il faut en embrasser la porte (oui, on embrasse beaucoup en serbie). Apres la messe, direction le banquet, et la, on se rend compte que les serbes on vraiment le sens de la fete. Pas moins de 6 agneaux et 3 cochons rotis sur broches, de quoi saouler un regiment d'alccoliques en sevrage, de l'accordeon et des danses de partout. Les femmes on fait des gateaux par centaines, et ils sont disposes sur d'immenses table nappees. Je m'en donne a coeur joie, goutant tantot de l'agneau, tantot du cochon, un petit gateau par la qui a l'air bon, un autre par ici. Mon assiette deborde de partout, et je me rince le gosier avec, DU JUS DE POMME. Et oui je sais, ca parrait incroyable de ma part, mais ce jour la je n'avais pas la moindre envie de boire. J'ai carburer aux different jus que j'ai trouver. La seule chose que je voulais boire c'etait une bierre, mais alors que je m'etais reperer la derniere restante, et que je plongeais pour la saisir, un serbe me l'a raffler sous mes yeux a une demie seconde pres. Je me suis rabattu sur un petit verre de vin rouge (obliger, car a force de boire de l'eau, les regard autour de moi se faisaient suspicieux. Est-il vraiment serbe ou est-ce un imposteur?). La fete a battu son plein toute l'apres midi durant. Certains etaient en habit traditionel, et dansaient dans de grande rondes, alimentes par le son des accordeonnistes, se trouvant au centre. Cela me demangeais de rejoindre une de ses ronde, mais je ne connaissais pas les pas de danses, et j'aurais bousculer tout le monde. Ces danses ressemble un peu a celle des russes et des juifs melanges (Juste ce que j'adore. Tout dans les pieds). J'ai ensuite rejoins Boban dans un cercle qui c'etait forme dans le fond. La, c'etait la partie chant, toujours accompagne par la musique des accordeons. Idem, je les regardais chanter en ne pouvant que tenir la place de spectateur. Je suis rester dans ce cercle un moment, jusqu'a ce que les autres me regarde en me disant une sorte de "DOY, DOY (chante, chante)", ce que bien sur j'etais incapable de faire. Boban leur expliquat que j'etais francais et que je ne parlais pas las langue. Ils se remirent a chanter, leur biere a la main, en se tenant tous par les epaules. Cette ambiance et cette intonation de chant me rappelle enormement celle que j'ai pu voir au Portugal. Beaucoup de viande, de gateau, de bierre et de musique. J'etais frustre de ne pas pouvoir participer pleinement a leur fete, alors que j'avais sous les yeux ce que j'attendais depuis si longtemps. Je me suis bien amuse quand meme. Boban me dit qu'en Aout, dans les rues de serbie, il y avait une grande fete de trompetistes trois jours durant, et que j'etais le bienvenue chez lui. Pour sur, j'irais. Il ne me manque que mon passeporta faire.

 

Le soir, apres que Boban ai fait un super plat de pates pour 4 (et aldente s'il vous plait), nous somme aller boire un verre au meme cafe que la veille, avec un duo de francaises que nous avions rencontrer le matin, a notre hostel. Elles avaient 22 ans, et enseignaient le francais en Autriche a des eleves de terminale (en temps qu'enseignantes assistantes). Des qu'elles avaient un moment de libres, elles en profitaient pour faire un petit voyage, avant de s'en retourner aux etudes. De cette maniere, elle faisaient elles aussi un tour d'europe, mais en plusieurs fois. Le concert etait netement moins bien que le precedent. Un jeune endormant chantait en slovene, et personne ne dansait. Nous passons la soiree ici a parler avec les francaise, a rire et a boire nos pintes (enfin, l'appetit m'etais revenu). De retour a l'hostel j'ai encore parler avec les francaise jusqu'a 2h du matin, et Boban est aller dormir. Ce qui me marquera le plus sur les routes, c'est que la plupart des gens que tu rencontre viennent tous plus ou moins du meme coin que toi. Claire, l'une des deux, une nimoise, s'installe en Septembre au pont de l'arc, en collocation avec des amies. Bordel de cul, je pars expres sur les routes pour fuir ma contree, et je recontre des gens qui vont bientot habiter mon quartier. Meme pas ma ville, mon QUARTIER. C'est une heureuse coincidence (Claire, des que tu t'installes, je viens passer une soiree dans ta colloc).

 

Le lendemain, apres un dodo bien plus confortable que le precedent, Boban a refais des pates, et on a tout manger. Sur ce il est repartis pour la cote, a Koper ou je l'avais rencontrer. Avant de partir il m'a offert mes premiers Kunas, pour quand j'arriverais en Croatie. J'etais vraiment triste de le voir partir. Il m'avait tout donner, tout appris, et offert une precieuse compagnie. Sans lui, j'allais etre perdu. D'orenavant, qui fera a manger? Qui, le soir venu, me dira ou passer la nuit? Non, sans blague, cet homme m'a beaucoup apporter, et s'il lit ces quelques phrases en cet instant, qu'il sache que je lui en suis eternellement reconnaissant. Je lui doit tout. Tout ce qu'il a fait pour moi, il l'a fait de bon coeur, et sans rien attendre en retour. Je continu de penser que c'est un ange qui m'est venu en aide, et il s'en est aller comme il est venu. J'espere qu'on se revera bientot, peut etre sur les routes de l'europe, et si ce n'est pas le cas, rendez vous pour Aout en Serbie.

 

Apres une petite mise a jour du blog, j'ai decider qu'il etait temps pour moi de lever les voiles. Je m'improvise un panneau Zagreb sur une carte de la ville, chausse mon sac, et s'est parti. Je marche par 30 degres a l'ombre jusqu'a l'autre bout de la ville, me trompe de route une fois de plus, mais ce n est plus un mystere pour vous, me retape les 3 kilometres de bitume brulant en sens inverse, et je trombe enfin sur la station essence que je cherchais. Je me place en sortie de la pompe, l endroit qui me semble etre le plus approprie, et je commence a poser. Au bout d une heure de stop infructueux, il commence a se lever un petit vent, et le ciel au loin qui a noirci, et parcouru d enormes eclairs, accompagnes par le bruit du tonnerre. Vu que j y crois encore, je decide de rester sur place coute que coute. Une voiture va bien finir par me prendre (putain, on m avais dit qu il etaient simpa les slovenes). Mais non, personne ne m a pris. La seule qui est venue a ma rencontre, c est la tempete. Mais la tempete, en Slovenie, ce n est pas la meme que chez nous, en France. Nous, on la sens venir. On peut presque annoncer le moment ou il va tomber la premiere goutte. D abord on a un vent fort, puis le calme, et apres le calme vient la pluie. En slovenie, NON. C est le calme, la chaleur, et d un seul coup, sans que tu lai vu arriver, tu prend dans la geule un sceau d eau. Tout se declanche en meme temps, le vent comme la pluie. Et c est pas une petite averse de pédé. La premiere goutte que j ai recu en plein dans la tronche, et ce n est pas une goutte, c est carrement une sphere d eau, m a foueter le visage si fort que ca m a fait l effet d un retour d elastique. Le vent se declenche et envoie tout valdinguer, les feuilles comme les hommes. Les detritus par terre commencaient a tourbilloner et a s elever dans les airs en decrivant des cercles. Je me suis dit, c est pas possible, c est une tornade qui se prepare. Il on du l anoncer, et vu que je regarde pas les infos, je suis le seul con dehors a ne pas le savoir. Je chausse mon sac et me met a courir a toute vitesse. Pourquoi j ai insister. De plus l endroit ou je me trouve est une immense voie rapide tout droite, sans rien pour s abriter, ni a droite, ni a gauche, et en trente seconde j ai deux kilos d eau sur moi. Je cours, je cours, je cours. Le vent, qui est contre moi, me couche presque au sol tellement il est puissant, et les tas de feuilles et autres merdes qui sont soulever, atterissent directement dans mes yeux. Je m arrete trois seconde pour regarder ma carte, qui est detrempee au fond de ma poche, et je manque de me faire ecraser par un immense panneau publicitaire metalique, juste au dessus de moi, qui est deraciner par le vent. Heuresement, en basculant il vient s appuiyer sur un deuxieme, qui se tord sous son poid, mais qui l empeche de finir sur moi, la fourmis dans toute cette histoire. Je me dit qu il ne vaut mieux pas que je traine ici, je n aurais pas deux fois cette chance. Je me remet a courir comme un derate, en essayant de reprendre le chemin de l hostel, chose pas evidente quand on a l habitude de se perdre, et qu on y voit pas a deux metres. Mais bientot, je suis surpris dans ma course par quelque chose de dur qui vient me heurter l epaule, puis une autre sur la tete, puis encore une autre. Au debut je ne realise pas. Puis j entend le BONG BONG qui s accelere sur la carroserie des voitures. Putain, de la grele, y manquait plus que ca. Comment est-ce, Dieu possible, qu en une poignees de secondes, on passe de 39 degres a de la grele. Et les grelons qui etaient petit au debut, devienne de plus en plus gros, jusqu a atteindre la taille d une petite balle de golf. Et quand comme moi, on a nul part ou s abriter, des grelons comme des balles de golf sur la gueule, CA FAIT MAL. Tout en courant, j essaye de les renvoyer a l aide de ma bouteille en plastique, que j utilise comme une batte de base ball. Ils sont tellement gros que je les vois arriver de loin. Et comme le vent souffle tres fort vers moi, ce n est pas sur la tete que je les prends, mais en pleine figure. Ils arrivent presque a l horizontale, tel des milliers de balles de glace. A chacuns qui me percute, je lache un AIE tres sonore. Ca continu comme ca un moment, jusqu a ce que je trouve un abris, sous le porche d une universitee blindees d etudiant, facsines par le spectacle et par mon arrivee. Je suis le seul con a etre impregner comme une eponge, et avec des bosses sur la tete (veridique, j avais plein de bosses). Apres m etre reposer, je sort l appareil photo que j avais planquer dans le sac, mais c est deja la fin. Les grelons sont moins gros et tombes en faible densite. Je demande ou se trouve la rue de l hostel a un etudiant, qui me vois galerer avec ma carte inutilisable. Il me l indique. Ca va, c est pas loin. J attend tout de meme que revienne uniquement la pluie, et je me met en route. J arrive tremper a l hostel ou je reprend une nuit. Damien, le receptionniste, me dit que c est tres courant qu il grele l apres midi, quand il a fait de grosse chaleur le matin, mais a ce point la, il avait jamais vu. Il a fallu que ca tombe le jour ou je faisais du stop dans une grande allee toute droite. Merci mon Dieu.


 

 

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